La historia se acabó . o continua, se diversifica y crece con diversas lenguas. Hace unos años leía una nota de Lionel Ray a la presentación de unos poemas de Jean Portante. La nota era para la Revista Atlántica, Poesia29: La historia se acabó (Soneto menguate), con traducción de José Holguera.
La lengua surge desde dentro de la agitación de la memoria, y lo hacen independientemente del idioma con la inevitable interacción emocional de los orígenes familiares.
En la breve sinapsis de Le travail du poumon (Ed. Le Castor Astral, 2007) se despliega un mundo pleno de plasticidad y afinidades a las realidades inmediatas: diluer la langue...
Es por ello que pedimos a su autor, Jean Portante, atendiese a nuestras preguntas para -desde su vivencia como escritor- nos diese su apreciación sobre la literatura y la diversidad lingüística.
MGJuárez
Cuaderno de Poesía : En una anécdota que narraba para un artículo en el Correo de la UNESCO, describía muy claramente esa sensación del ser que viviendo en el agua, mantiene el pulmón que le definiría como terrestre. Hemos podido leer que se autodefine como escritor en lengua extraña . Vd. que acostumbra a moverse entre autores de diversas procedencias lingüísticas ¿podría definirnos esa oralidad innata que se transcribe después en los textos?
Jean Portante: Je fais partie de ces écrivains qui sont choisis par une langue, parce que la langue maternelle n'est pas opérationnelle, après le voyage. Je veux dire: si j'ai choisi d'écrire en français, c'est parce que je ne sais le faire dans aucune autre langue. Inutile, je suppose, de rappeler cependant que toute écriture se fait en langue étrangère, étant donné que passer de l'oral vers l'écrit signifie traverser une frontière. Aucun écrivain n'écrit dans sa langue maternelle qui, par définition, est orale. En écrivant, on est dans l'ailleurs de la langue. J'ajouterai qu'aucun ailleurs n'est pareil à un autre. Et donc que la langue d'écriture est unique, pou chaque écrivain, c'est une langue que lui seul utilise. Je crois que c'est Lacan qui parle de « malangue ». Voilà ce que j'appelle l'étrange langue. Elle peut prendre l'aspect d'une langue donnée. Ce qu'on voit, quand on me lit, c'est des vers, des phrases en français. Mais tout ne se voit pas. Dans mon étrange langue se faufile tout ce que j'ai vécu, et donc aussi le parler maternel qui est italien, ou le contexte linguistique luxembourgeois – étant donné que c'est au Luxembourg que je suis né – où prévalent les langues germaniques.
Formo parte de estos escritores que son elegidos por una lengua, porque la lengua materna no es operativa, después del viaje. Quiero decir: si elegí escribir en francés, es porque no sé hacerlo en ninguna otra lengua. Inútil, supongo, recordar sin embargo que toda escritura se hace en lengua extranjera, dado que pasar del oral hacia el escrito significa cruzar una frontera. Ningún escritor escribe en su lengua materna que, por definición, es oral. Al escribir, se está del otro lado de la lengua origen. Añadiré que ningún otro lado se parece a otro. Y en consecuencia que la lengua de escritura es única para cada escritor, es una lengua que solo él utiliza. Creo que es Lacan que habla de "milengua". He aquí lo que llamo la lengua extraña. Puede tomar el aspecto de la lengua adquirida. Lo que se ve, cuando se me lee, son versos, frases, en francés. Pero todo no se ve. En mi lengua extraña se enlaza todo lo que viví, y en consecuencia también el habla materna que es italiano, o el contexto lingüístico luxemburgués - dado que es en Luxemburgo que nací - donde prevalecen las lenguas germánicas.
CdP: En el capítulo final de Le travail du poumon , no solo nos presenta amorosamente esa anécdota sino que también nos añade el "modo de empleo" para entender la labor de escritura que hasta entonces había desarrollado. ¿Qué hacer después de ese descubrimiento fortuito?
JP: La métaphore du poumon, me vient de la baleine. Cette dernière « travaille » à sa façon. La baleine est pour moi le prototype de l'écriture. Elle – à l'origine elle était une espèce de chien - a fait un voyage, de la terre ferme vers la mer, a traversé, comme l'écriture, une frontière, et s'est retrouvée transformée par l'expérience. Tout comme ma langue d'écriture ressemble au français, elle ressemble à un poisson. Voilà ce qu'on voit. Mais, encore une fois, on ne voit pas tout. À l'intérieur de la baleine « poumonne » en effet un organe, résidu de son existence terrestre, le poumon justement. J'ai mis du temps à comprendre que « poumonnait » dans ma langue autre chose que le français. Dans mes premiers livres, j'aspirais à ressembler à un écrivain français. Peut-être comme la baleine aspirait à ressembler à un poisson. Je ne savais pas encore que chaque écrivain écrit dans sa propre langue qu'il est le seul à pratiquer. Quand je m'en suis rendu compte, la seule chose qui a changé, c'est que j'ai été plus volontariste, je veux dire: c'est d'une façon consciente que je me suis mis à écrire en étrange langue, en langue baleine. On pourrait comparer mon cheminement à celui de la découverte de la psychanalyse. Dans les tragédies grecques, puis chez les classiques européens, Racine, etc., la connaissance de la psychanalyse n'existait pas. Cela ne veut pas dire qu'on n'y ait pas exploré l'âme humaine. L'itinéraire d'Œdipe est très éloquent à ce sujet. Comment traiter Œdipe après Freud? Comment écrire après être conscient qu'on écrit en étrange langue? La réponse est simple: en écrivant.
La metáfora del pulmón, me viene de la ballena. Esta última "trabaja" a su manera. La ballena ha sido para mí el prototipo de la escritura. Como ella, el viaje, en su caso de la tierra al mar, cruzó, como en la escritura, una frontera, y se encontró transformada por la experiencia. Al igual que mi lengua de escritura se asemeja al francés, la ballena se asemeja a un pescado. Esto es lo que se ve, pero una vez más no se ve todo. Dentro de la ballena "pulmonea" un órgano, residuo de su existencia terrestre, es decir el pulmón. Me llevó tiempo comprender que lo que "pulmoneaba" en mi lengua era otra cosa que el francés. En mis primeros libros, aspiraba a parecer como un escritor francés. Quizá como la ballena aspiraba a parecer un pez. No sabía aún que cada escritor escribe en su propia lengua que él solo practica. Cuando me di cuenta, la única cosa que cambió es que lo empecé a hacer de forma voluntaria, quiero decir: fue de repente de manera consciente que me puse a escribir en lengua extraña, en lengua "ballena". Se podría comparar esta consideración al descubrimiento del psicoanálisis. En las tragedias griegas, luego en los clásicos europeos, Racine y los demás, el conocimiento del psicoanálisis no existía. Eso no quiere decir que no se haya explorado el alma humana. El itinerario de Edipo es muy elocuente a este respecto. ¿Cómo tratar a Edipo después de Freud? ¿Cómo escribir después de ser consciente que se escribe en extraña lengua? La respuesta es simple: escribiendo
CdP : En la actualidad, más rápidamente que en otras épocas, se están produciendo unas corrientes migratorias que en muchos casos en la adaptabilidad al medio que les toca vivir, realizan una simbiosis lingüística surgiendo nuevos modos en el lenguaje. ¿Cómo cree puede verse afectada la lengua local? ¿Y la lengua del que emigra?
JP: Voyager, se déplacer, migrer, entraîne nécessairement des métamorphoses. Celui qui part entre dans la terre de personne du « ne déjà plus – ne pas encore », il n'est déjà plus celui qu'il était avant le départ, sans être encore l'autre qui ressemblerait à ceux qu'il rejoint. Tout, en lui, est pris dans ce écartèlement-là, donc la langue aussi. Prenons les Romains qui se sont emparés de la Gaule. Ils ont petit à petit perdu leur latin, si j'ose dire, sans pour autant se glisser dans les langues celtiques. Il en est né le français. Car, si celui qui arrive est en terre de personne, celui qui est déjà là, est lui aussi pris dans le mouvement de la métamorphose. Bien entendu, il faut plus de temps à l'autochtone pour s'engager dans la voie de la métamorphose qu'au migrant. Ce dernier tente, comme la baleine, à s'adapter à la novelle donne. Il s'initie à la langue de l'autochtone, et la langue apprise, petit à petit, lui mange celle qu'il avait dans ses bagages. Cela me fait repenser à ma mère qui forgeait des mots nouveaux, inexistants en italien. Elle disait par exemple « gattone » pour parler d'un gâteau. Or, en italien, un « gattone » est un grand chat. Idem pour « plafone » (à partir de « plafond »), un mot qui n'existe tout simplement pas, les Italiens disant « soffitto ». L'étrange dans toute cette histoire, c'est que dans le village italien de ma mère, après plusieurs va-et-vient des villageois, on s'est progressivement mis à utiliser les mots forgés par ma mère et les autres migrants. Parallèlement, petit à petit, la langue du migrant se faufile, tel un cheval de Troie, dans celle de l'autochtone. Il y a, par exemple, en français un grand nombre de mots arabes. Ils nous rappellent que pendant des siècles, cette langue-là a séjourné sur le continent européen. Tout comme il y a, en arabe, des mots français, la colonisation ayant fait son travail. Aujourd'hui, les Académies nationales, tentent de faire barrage aux langues qui migrent. Elles oublient que c'est par la rencontre avec l'autre qu'une langue s'enrichit.
Viajar, desplazarse, emigrar, implica necesariamente metamorfosis. El que se va entra en la tierra de nadie que se extiende entre el "no todavía" y el "aún no", ya no es el que era antes de la salida, aún sin llegar a ser como aquel otro que se encuentra en su destino. Todo en él va de uno al otro, por lo tanto la lengua también. Tomemos los romanos que se apoderaron de la Galia. Poco a poco perdieron su latín, adentrándose en las lenguas célticas. Nació el francés. No solo el que llega sino también el que se encuentra sufre esa metamorfosis. Por supuesto, el autóctono precisa de más tiempo para comprometerse en la vía de la metamorfosis que el emigrante. Este último intenta, como la ballena, adaptarse. Se inicia en la lengua del autóctono, y una vez aprendida la lengua, poco a poco, le come aquélla que traía como equipaje. Recuerdo como mi madre formaba nuevas palabras, inexistentes en italiano. Decía por ejemplo "gattone" para hablar de una tarta. Ahora bien, en italiano, un "gattone" es un gran gato. Ídem para "plafone" (formado a partir del "plafond" francés), una palabra que simplemente no existe, los italianos dicen "soffitto". El extraño en toda esta historia, es que en el pueblo italiano de mi madre, después de varios viajes de ir y volver, la gente del lugar se puso progresivamente a utilizar las palabras forjadas por mi madre y los otros emigrantes. En paralelo, poco a poco, la lengua del emigrante se ensarta, como un Caballo de Troya, en la del autóctono. Hay, por ejemplo, en francés un gran número de palabras árabes. Nos recuerdan que durante siglos, esa lengua residió sobre el continente europeo. Al igual que hay, en árabe, palabras francesas, la colonización haciendo su trabajo. En la actualidad, las Academias Nacionales, intentan hacer presa a las lenguas que emigran. Olvidan que es por el encuentro con el otro que una lengua se enriquece.
CdP: Como autor conocedor de varias lenguas, ¿cree existe una lengua para el conocimiento científico e intelectual y otra para uso domestico?
JP: Je suis convaincu qu'on peut tout faire avec chaque langue. Il n'y a pas de langue mineure. Si une langue n'arrive pas à dire une chose par ses propres moyens, il suffit d'aller chercher le mot ailleurs. C'est ce qui arrivé par exemple au moment de la révolution industrielle. Nos langues locales du moment n'avaient pas les outils pour en rendre compte. Prenons l'invention du téléphone. Aucune langue latine n'avait à sa disposition un mot pour le nommer. Qu'a-t-on fait? On est allé du côté du grec ancien. Aujourd'hui, on puise dans l'anglo-saxon. Le mouvement est le même, mais au lieu de retourner vers le passé, on regarde autour de soi. Même si, souvent, ce regard n'est pas volontaire, étant donné les rapports de force géostratégiques de la planète. Pour répondre autrement à votre question: au Luxembourg, tout le monde était convaincu qu'avec le luxembourgeois (une langue d'origine francique) on ne pouvait pas entrer dans le domaine du roman. Jusqu'à ce qu'un auteur le fasse, Guy Rewenig en l'occurrence, à partir de 1984. Un peu comme Rabelais, bien auparavant, il a démontré qu'une langue jugée « domestique », savait très bien vivre et s'épanouir au niveau littéraire.
Estoy convencido de que se puede hacer de todo con cada lengua. No hay lenguas menores. Si una lengua no llega a decir una cosa por sus propios medios, basta con ir a buscar la palabra a otra parte. Es lo que sucedió, cuando llegó la revolución industrial. Nuestras lenguas locales del momento no tenían las herramientas para dar cuenta de lo que sucedía. Tomemos la invención del teléfono. Ninguna lengua latina tenía a su disposición una palabra para nombrarlo. ¿Qué hizo? Buscó en el griego antiguo. En la actualidad, se recoge de la lengua anglosajona. El movimiento es el mismo, pero en vez de darse la vuelta hacia el pasado, se busca en el mismo ambiente. Aunque, a menudo, esta mirada no es voluntaria, dadas las relaciones de fuerza geoestratégicas del planeta. Para responder diferentemente a su pregunta: en Luxemburgo, todo el mundo estaba convencido de que con el luxemburgués (una lengua de origen francica, entonces germánica) no se podía entrar en el ámbito de la novela. Hasta que un autor lo hizo, Rewenig en este caso, a partir de 1984. Un poco como Rabelais, mucho antes, demostró que una lengua juzgada "domestica", sabía muy bien mantenerse y abrirse a nivel literario.
CdP : Y centrando el tema en la producción literaria, nos gustaría preguntar sobre la traducción de textos literarios. Con la traducción de una obra poética no sólo se trasladan palabras, sino también sensibilidades. El efecto del mensaje puede resultar variado si se desconoce el contexto en el cual nace ese escrito. No producirá el mismo efecto evocador de quien lee el texto en su versión original. ¿Podría hablarnos sobre la necesidad o no de traducir para hacernos llegar la obra de autores que en su lengua materna no podrían llegar al reconocimiento general?
JP: : De la traduction, on a tout dit et son contraire. Bien entendu, étant donné que personne au monde ne sait lire toutes les langues de la planète, la traduction est nécessaire, si l'on veut savoir ce qui s'écrit ailleurs. Cela dit, toute traduction est avant tout une lecture personnelle, donc une interprétation. Ce n'est pas pour rien que « traducteur » a comme synonyme « interprète ». De ce fait, le livre traduit n'est pas le livre original. Et ne le sera jamais. Et ne veut sans doute pas l'être. Il ne s'agit pas de trahison, comme le veut le cliché ambiant. Il s'agit tout simplement d'impossibilité. Une impossibilité alourdie par la nécessité. La question qui se pose est dès lors: mais qui est le véritable auteur du livre traduit? Qui est le véritable auteur de Guerre et paix en français, par exemple? Parce que, s'il est clair que la langue russe de Tolstoï n'est pas la langue française de son traducteur, tout comme l'imaginaire russe n'est pas l'imaginaire français, tout comme l'imaginaire du XIXe siècle n'est pas celui du XXe, etc., il est tout aussi clair que le lecteur français lit avec d'autres prémices qu'un lecteur russe l'œuvre de Tolstoï, et comprend autre chose que lui. Pour répondre à ma question, la baleine me vient en aide. Ou le migrant. Ils vivent, comme je l'ai dit plus haut, entre le « ne pas encore » et le « ne déjà plus ». C'est exactement là, je crois que se situe Guerre et paix en français. Ce n'est déjà plus le livre de Tolstoï, sans être encore un livre français. En d'autres mots, le livre traduit n'a plus d'auteur.
Sobre la traducción se ha dicho de todo y su contrario. Por supuesto, nadie sabe leer en todas las lenguas del planeta, la traducción es necesaria si se quiere saber lo que se escribe en otra parte. Dicho esto, toda traducción es una lectura sobre todo personal, por lo tanto una interpretación. No es casual que "traductor" es sinónimo de "intérprete". Por eso el libro traducido no es el libro original. Y no lo será nunca. Y no quiere seguramente serlo. No se trata de traicionar el original, como lo quiere el cliché. Se trata simplemente de imposibilidad. Una imposibilidad sobrecargada por la necesidad. La cuestión que se plantea es entonces: ¿quién es el verdadero autor del libro traducido? ¿Quién es el verdadero autor de Guerra y Paz, en francés, por ejemplo? Porque, si queda claro que la lengua rusa de Tolstoi no es la lengua francesa de su traductor, al igual que el imaginario ruso no es el imaginario francés, al igual que el imaginario del Siglo XIX siglo no es el del Siglo XX, etc., queda claro también que el lector francés lee con otras primicias que un lector ruso la obra de Tolstoi, y cada uno de ellos comprende una cosa diferente. Para contestar mi pregunta, la ballena me ayuda. O el migrante. Viven, como lo dije más arriba, entre el "no todavía" y el "aún no". Es exactamente allí, creo que se sitúa Guerra y Paz en francés. Ya no es ya el libro de Tolstoi, sin ser aún un libro francés. En otras palabras, el libro traducido ya no tiene autor.
CdP: ¿Nos recomienda dos o tres libros de poesía de autor en lengua minoritaria?
JP: Après tout ce que j'ai dit, parler de « langue minoritaire », serait une contradiction. Tout livre littéraire est écrit dans une « malangue » unique. Une langue qu'on peut reconnaître à la lecture. Ainsi Kafka, écrit en « malangue » Kafka, tout comme Juan Gelman écrit en langue gelmane ou Celan en célan. Vous me demandez trois noms, les voilà, non?
Después de todo lo que dije, hablar de "lengua minoritaria" sería una contradicción. La escritura literaria se realiza en un lenguaje propio, una "milengua". Una lengua que se puede reconocer en la lectura. Así Kafka, escribe en "milangue" Kafka, al igual que Juan Gelmán escribe en lengua gelman o Celan en célan. ¿Me piden tres nombres? Aquí los tiene, ¿no?
CdP : En nuestra próxima edición queremos tratar el tema de la poesía en el mundo infantil-juvenil, ¿cómo cree se están formando lingüísticamente nuestros futuros creadores?
JP: Je ne sais pas très bien comment sont formés « nos » enfants et « nos » jeunes, dans la perspective d'une écriture littéraire. Je suppose que mal. Je dirais même que pas du tout. Je suppose aussi qu'il en a été toujours ainsi. Vous faites allusion à l'enseignement des langues. Il est vrai que certains pays, la France notamment, ou l'Italie, ou l'Espagne, partant de l'illusion que leur langue est universelle, alors que toutes le sont, ont longtemps négligé l'aspect multilingue de l'éducation. Aujourd'hui, ils s'en repentent. Cela dit, ce n'est pas parce que dans un pays on parle plusieurs langues, et qu'on les parle bien, qu'automatiquement surgiront de futurs créateurs. Le pays dans lequel je suis né, le Luxembourg, en est un exemple éloquent. D'office chaque enfant y commence avec trois langues. Dans l'enseignement on insiste sur la correction grammaticale et orthographique. La plupart des Luxembourgeois en parlent quatre ou cinq. La littérature qui s'y fait aujourd'hui n'est pas meilleure que celle de l'Italie, de la France ou de l'Espagne.
No sé bien muy cómo se forman nuestros niños y nuestros jóvenes, en la perspectiva de una escritura literaria. Supongo que mal. Diría incluso que no se forman en absoluto. Supongo también que fue siempre así. Hace Ud. alusión a la enseñanza de las lenguas. Es cierto que algunos países, Francia, en particular, o Italia, o España, a partir de la ilusión que su lengua es universal -mientras que todas lo son-, durante mucho tiempo descuidaron el aspecto multilingüe de la educación. En la actualidad, se arrepienten. Dicho esto, no es porque en un país se hable varias lenguas y que estas se hablan bien, que de ello surjan automáticamente futuros creadores. El país en el cual nací, Luxemburgo, es un ejemplo elocuente. Hay tres lenguas oficiales. En la enseñanza se hace hincapié en la corrección gramatical y ortográfica. La mayoría de los luxemburgueses hablan cuatro o cinco idiomas. Sin embargo, la literatura que se hace allí no es mejor que la de Italia, Francia o España.